Eh oui, tout à une fin que voulez-vous. Me voici proche du départ maintenant. Dans 10 jours, je quitterai Moc Chau puis, après deux mois de vacances par monts et par veaux, je quitterai définitivement le Vietnam le 9 novembre. Le temps passe tellement vite! Je suis contente de rentrer, la France me manque tout de même. Mais je laisse un pan de ma vie ici et quitter cet endroit me rend triste. C'est étrange comme lorsqu'on doit partir, on fait chaque jour la liste de ce qui va nous manquer. L'odeur âcre de la terre après un orage tropical, la silhouette des montagnes, le lumière du soir sur le vert tendre du riz, les ondulations des rangs de théiers, les bruits du marché, les couleurs explosives des costumes traditionnels et la danse ancestrale des chapeaux coniques dans les rizières, le vent sur le visage quand on roule en moto... 

Bien entendu, tout ne me manquera pas... Je ne regretterai ni les klaxons des camions devant la maison, ni le cri des chiens qu'on égorge. Je trouverai certainement mes voisins moins bruyants, j'apprécierai d'avoir du chauffage en hiver et de pouvoir manger de la viande tendre.

Chaque lieu où l'on construit une part de sa vie laisse son empreinte. Je garderai sans aucun doute certaines des habitudes prises ici. J'en construirai d'autre. La vie est pleine de ces passages. Aujourd'hui, je suis entre appréhension et excitation. Je ne sais pas vers où va ma vie et ça a quelque chose d'effrayant. Mais c'est aussi le moment où tout est possible alors en avant!

Enfin je ne suis pas encore tout à fait partie... J'aurai sans doute encore quelques petites histoires à vous raconter sur le Vietnam!